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Le gouvernement a annoncé ce jour une augmentation substantielle du prix du gaz (+5%) et de l’électricité (+2%), applicable dès la mi-août. Si on ne s’étonne plus du cynisme consistant à mettre en œuvre des mesures impopulaires au cœur de l’été, on peut en revanche s’interroger sur les motivations de cette décision gouvernementale qui cède aux pressions des entreprises concernées, en dépit des tensions persistantes sur le pouvoir d’achat des ménages. Et ce n’est pas parce que la hausse est moins forte que l’évolution exorbitante réclamée par les fournisseurs d’énergie, ce que ne manqueront pas de souligner ces derniers, que le coup porté est moins rude.

Au moment où le gouvernement s’offre une campagne de communication inutile et coûteuse sur le thème du pouvoir d’achat sur les ondes et les écrans, FORCE OUVRIERE s’étonne que, dans des secteurs où l’Etat conserve pourtant une autorité sur des tarifs réglementés, autrement dit le pouvoir de blocage des prix, le choix soit fait d’alourdir la facture énergétique des ménages. Par ailleurs, l’annonce concomitante d’un élargissement des tarifs allégés ne doit pas masquer le fait que ces mesures seront financées par l’ensemble des consommateurs…

De fait, cette décision est à rapprocher de la privatisation accélérée des deux groupes et de leurs actualités respectives. D’un côté, EDF poursuit sa quête d’acquisitions à travers le monde et de l’autre GDF, après son mariage avec Suez, s’inscrit désormais dans une logique de rentabilité actionnariale. Pour FO, ces évolutions confirment la dérive libérale qui privilégie les exigences du marché au détriment des consommateurs et de la pérennité du service public de l’énergie.


La Confédération FO considère que son intervention a été déterminante et que le pire a pu être évité, le ticket modérateur n’étant pas augmenté, la décision prise laisse une large place à la maîtrise médicalisée et Force Ouvrière s’en satisfait.

Pour autant l’équilibre des comptes en 2011 n’est pas pour la Confédération un objectif en soi, cela correspond pour le gouvernement à des impératifs de politique rigide et non une recherche sérieuse de pérennisation de la protection sociale des Français.

La Confédération est choquée de la réaction des assurances privées plus soucieuses de leurs bénéfices grandissant que d’une assurance-maladie solidaire entre tous. Leur association à la gestion de l’assurance-maladie n’est pas acceptable, leur logique n’étant pas la solidarité, c’est pourquoi Force Ouvrière s’y oppose.

L’ensemble des mesures fera l’objectif d’un soin attentif et précis de la Confédération à l’occasion du débat sur le futur Projet de loi de financement de la sécurité sociale, notamment de la branche accident du travail.

Enfin la Confédération est satisfaite de voir une cotisation patronale appliquée à des revenus de type participation ou intéressement.

En se basant sur un retour à l’équilibre des comptes sociaux en 2011 et en confirmant le passage à 41 années de cotisation en 2012 (ce que n’accepte pas Force Ouvrière) la lettre du Premier Ministre sur le financement de la protection sociale collective s’inscrit dans une démarche restrictive pour les assurés sociaux, actifs, chômeurs et retraités. Réduction des droits et compétitivité constituent le fondement de cette logique.

S’agissant de la hausse programmée de la cotisation vieillesse, de la responsabilité gouvernementale, celle-ci doit pour Force Ouvrière, concerner la cotisation patronale sachant que la contribution des employeurs au financement de la protection sociale collective a diminué depuis plusieurs années.

De la même manière, une cotisation patronale maladie est instaurée sur certaines rémunérations dont l’intéressement et la participation. Une telle cotisation doit s’appliquer également à la retraite.

S’agissant de la baisse « corrélative » de la cotisation de l’assurance chômage, Force Ouvrière rappelle que cette décision est du ressort de la négociation et qu’avant d’envisager toute baisse, il faut prioritairement améliorer le système d’indemnisation et garantir la situation des saisonniers fortement pénalisée par la dernière convention d’assurance chômage non signée par Force Ouvrière.

Par ailleurs, Force Ouvrière souligne que les assiettes de cotisation retraite et chômage sont différentes et que la négociation d’assurance chômage aurait dû déjà débuter si le MEDEF avait été en capacité de désigner son négociateur.
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