Le mot "carnaval" vient du mot italien (genois) "carneleva" signifiant "enlève chair" et a conservé son étymologie latine "carnis levare", c’est-à-dire "enlever, ôter la viande, la chair" : la période suivant le Mardi Gras est en effet une période de jeûne, le Carême (du latin "quadragesima (dies)": le quarantième jour), pendant laquelle il ne faut consommer ni graisse ni viande.
Carnaval existe depuis plus de 2000 ans et a évolué au fil du temps.
Au Moyen-Age on dansait dans l'église, on chantait la messe à l'envers, les riches se déguisaient en pauvres et les pauvres se déguisaient en riches, les adultes se déguisaient en enfants et les enfants se déguisaient en adultes.
Déjà sous l'Antiquité on inversait les rangs sociaux : les maîtres devenaient esclaves et les esclaves devenaient maîtres, pendant 5 jours. Sous l’Empire Romain, les « Saturnales » représentaient le carnaval, à une autre période de l’année (entre le 17 et le 25 décembre). On fêtait le solstice d’hiver, prétexte à une grande fête, où on offrait du miel, des porte-bonheur, de l’or. L’objectif était tout simplement d’oublier la rudesse de l’hiver, et de redonner courage au peuple. Avec l’arrivée du christianisme, les fêtes ont disparues, mais l’église autorisera le peuple à se laisser aller avant le Carême. Au Moyen Age existait la « Fête des fous », où l’on s’amusait à lire la messe à l’envers.
Sous la Révolution française le Carnaval fut interdit; en 1796 on le remplaça par une fête révolutionnaire.
A la Renaissance les Catholiques jeûnaient durant le Carême, et à la Belle Epoque on descendait dans les rues pour admirer les chars décorés et les gens déguisés.
Les manifestations sont spécifiques à chaque civilisation, mais on conserve cette notion de bouleversement des rôles et des statuts sociaux.
Le carnaval de la Nouvelle Orléan
Le carnaval de Dunkerque